LE FESTIVAL DU LIVRE NICE

Tonino BENACQUISTA

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BIOGRAPHIE

Issu d’une famille d’émigrés italiens de Broccostella installée à Vitry-sur-Seine, il étudie au lycée Romain Rolland à Ivry. C’est grâce à « La Commedia des ratés » publié en 1991, et qui rafle trois prix littéraires la même année, que Benacquista se fait plus largement connaître du grand public. Profitant de sa nouvelle notoriété, Benacquista se diversifie et multiplie les projets : une BD avec Jacques Ferrandez, des scénarios pour la TV, une pièce de théâtre…Parallèlement, Benacquista fait son entrée dans le monde du cinéma.
En 2001, Benacquista publie Quelqu’un d’autre ; nouveau succès critique et public. Sorti la même année Tout à l’égo, un recueil de nouvelles, connaîtra le même destin. La même année, il cosigne le scénario de De battre mon cœur s’est arrêté de son ami Jacques Audiard. Le film remporte de nombreux César en 2006, dont celui du meilleur film et celui de la meilleure adaptation.

DERNIER OUVRAGE PARU

« Les mots français que j’entends ma mère prononcer le plus souvent sont cholestérol et contrariété. Je m’étonne qu’une femme ayant tant de mal à amadouer sa langue d’adoption puisse connaître deux termes selon moi si savants. Contrariété l’emporte de loin. Elle finit par se l’approprier comme s’il la débarrassait du devoir d’aller mieux, et qu’une fois prononcé, rien ne l’obligeait à développer, tout était dit, contrariété.
Les soirs où l’affrontement avec son mari devient inévitable, elle assène le mot ruine, en italien, c’est la note la plus aiguë de son lamento, la rouiiiina, dont le sens est sans équivoque : c’est l’émigration, le départ maudit, la faute originelle, la source de tous ses maux, la contrariété suprême. »
En 1954, la famille Benacquista quitte l’Italie pour s’installer en banlieue parisienne. Les parents, Cesare et Elena, connaîtront le sort des déracinés. Dans ce bouleversant récit des origines, leur petit dernier, Tonino, restitue avec fantaisie cette geste. Il raconte aussi les batailles qui ont jalonné sa conquête de la langue française.
Avec Porca miseria, Tonino Benacquista trace la lumineuse trajectoire d’un autodidacte que l’écriture a sauvé des affres du réel.

Source : Gallimard – Crédit photo : Francesca Mantovani/Gallimard