LE FESTIVAL DU LIVRE NICE

Sylvain TESSON

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BIOGRAPHIE

Sylvain Tesson est un écrivain et voyageur français né en 1972 à Paris. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là le début de sa vie d’aventurier.Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’ex-ploratrice Priscilla Telmon, dont il fut le compagnon pendant de nombreuses années, sur plus de 3000 km du Kazakhstan à l’Ouzbékistan. En 2003-2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Slavomir Rawicz (The Long Walk, 1955). Ce périple l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied.En 2010, il se met en retrait de la société de consommation en allant vivre six mois (de février à juillet) en ermite dans une cabane au sud de la Sibérie, sur les bords du lac Baïkal. Il relate cette expérience solitaire dans son journal publié l’année suivante sous la forme d’un essai autobiographique intitulé Dans les forêts de Sbérie, essai qui sera adapté au cinéma par Safy Nebbou en 2016, mais aussi au théâtre en 2021. Passionné d’escalade, il chute accidentellement d’une maison à Chamonix en août 2014, juste après avoir transmis à son éditeur le manuscrit de Bérézina et est placé en coma artificiel. Il a depuis retrouvé la santé. Bérézina, qui sort en janvier 2015 (Prix des Hussards), conte le récit de son voyage en side-car sur les traces de la Grande Armée lors de la retraite de Russie. En 2016, il publie un récit autobiographique, Sur les chemins noirs. En 2019, il publie La Panthère des neiges, récit sur les heures d’affût passées en compagnie du photographe animalier Vincent Munier, sur les hauts plateaux du Tibet. En 2020, il publie L’énergie vagabonde. En 2021, le film La Panthère des neiges sort au cinéma.

DERNIER OUVRAGE PARU

« Je n’aime pas la mort. Mais je sais ce que je lui dois. Sans elle, la vie serait synonyme de l’ennui. La mort nous interdit de prendre la vie à la légère. Ce n’est pas son moindre mérite. C’est pour cela que je dessine pendus & suicidés depuis trente ans. Pour me rappeler qu’au bout du chemin, il n’y aura pas la possibilité de remettre une pièce dans la machine.

J’ai couvert des centaines de feuilles. Sur les routes, dans les cabanes, à bord des bateaux, je griffonnais. J’ai cinquante ans aujourd’hui, la mort m’a plutôt épargné, preuve que ma méthode était la bonne.

Ces dessins ne trahissent aucun goût pour le macabre : Au contraire, les petits pendus de mes carnets me sourient et me serinent en latin (la mort parle toujours le latin) : memento mori. Souviens-toi que tu es mortel. Dans le brouhaha d’une vie en fête, dans le contentement de soi et dans le désordre de nos heures, on aurait tendance à l’oublier. C’est un tort. »

Sylvain Tesson

Crédit photo : Thomas Goisque