LE FESTIVAL DU LIVRE NICE

Jean-Noël PANCRAZI

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BIOGRAPHIE

Jean-Noël Pancrazi est un écrivain français.

Ce romancier d’origine corse est né en Algérie, pays qu’il quitte avec ses parents en 1962 après l’indépendance pour s’installer en métropole à Perpignan, puis à Paris.

Son premier roman, « La Mémoire brûlée » paraît en 1979 aux Éditions du Seuil. Suivront « Lalibela ou la mort nomade » (1981), « L’Heure des adieux » (1985) et « Le Passage des princes » (1988).
« Les Quartiers d’hiver », publiée en 1990 obtient le prix Médicis. Pancrazi poursuit son exploration du monde de la nuit avec « Le Silence des passions » (1994) couronné par le prix Valery-Larbaud, le prix du Livre Inter, le prix Maurice-Genevoix, et le prix Albert-Camus. Il rend hommage à son père, qui a fini ses jours en Corse, dans « Long séjour » (1998, prix Jean Freustié), puis à sa mère, dans « Renée Camps » (2001). Ces trois livres composent « une trilogie de mémoire familiale ». Dans « Tout est passé si vite » (2003, grand prix du roman de l’Académie française), il fait le portrait d’une femme éditrice et écrivain, dont il est l’ami et qui est atteinte d’un cancer. Ses séjours en Haiti et en République Dominicaine lui inspirent deux romans : « Les Dollars des sables » (2006) et « Montecristi » (2009), où il dénonce un scandale écologique. Dans « La Montagne » (2012 ), il affronte un souvenir qu’il a longtemps gardé secret : la mort de six petits camarades assassinés dans la montagne pendant la guerre d’Algérie. Le texte est récompensé par le prix Méditerranée, le prix Marcel-Pagnol et le prix François-Mauriac de la région Aquitaine. Dans « Indétectable », roman paru en 2014 (Gallimard), il raconte la vie de Mady, d’origine malienne, sans papiers à Paris depuis dix ans. Il a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres (SGDL) pour l’ensemble de son œuvre.

Depuis 1999, il est membre du jury du prix Renaudot.

Jean-Noël Pancrazi est chevalier dans l’Ordre du Mérite et chevalier de la Légion d’Honneur.

DERNIER OUVRAGE PARU

Les années manquantes, ce sont celles qui ont suivi mon arrivée en Métropole, à l’âge de treize ans, et dont longtemps je n’ai pas voulu me souvenir. La période où je vivais seul, dans la maison de Thuir, avec Joséphine, la grand-mère catalane, infiniment pieuse, éprise de calvaires et de processions, à laquelle les parents m’avaient confié avant de repartir en Algérie ; Noël, le fils qu’elle adorait, l’officier démobilisé, abîmé par les guerres perdues, qui, très ivre, venait s’abattre dans ses bras après ses nuits passées au Lydia, où il m’entraînait parfois. Et puis les mois après la mort de Joséphine, où je ne savais où aller, l’appartement de Perpignan devenu un ring où les parents, désaccordés depuis toujours, se déchiraient à leur retour. Il fallait que je m’en sorte.
J.-N. P.

Source : babelio.com – Crédit photo : Francesca Mantovani/Gallimard