LE FESTIVAL DU LIVRE NICE

Edition 2026

FRANZ-OLIVIER GIESBERT, DIRECTEUR ARTISTIQUE

Avr 13, 2026 2 min

FRANZ-OLIVIER GIESBERT, DIRECTEUR ARTISTIQUE

Temps de lecture : 2 minutes

Nice, capitale de la transmission

Qu’est-ce que Nice peut transmettre au monde ? Beaucoup de choses, et sur tous les plans, notamment celui qui nous concerne tous ce week-end avec le Festival du Livre : depuis la nuit des temps, la cité où est né JMG Le Clézio attire les écrivains, les philosophes, les artistes de toutes sortes. Il y a même de quoi avoir le tournis.

Sachez qu’en déambulant du côté du 25, rue Saint-François de Paule ou du 29, rue des Ponchettes, par exemple, vous mettez vos pas dans ceux de Friedrich Nietzsche qui a écrit ici, cinq hivers durant, certains de ses livres importants en particulier une partie de son chef d’oeuvre Le Gai Savoir –sans oublier de célébrer le soleil de Nice qui l’inspirait.

Sachez aussi qu’en vous promenant parmi les beaux palais des années 20 de l’avenue Shakespeare, vous passerez, au numéro 15, sous l’appartement où Romain Gary, né Kacew, a vécu quelque temps avec sa mère après avoir fui leur Lituanie natale : auteur de deux prix Goncourt (Les Racines du Ciel en 1956 et, sous un pseudonyme, La Vie devant soi en 1975), il a fait de Nice l’un des personnages de La Promesse de l’aube, son grand livre où il est précisément question de transmission.

C’est dire si le thème de la transmission s’imposait pour nous et on se demande bien pourquoi le Festival du Livre a attendu si longtemps pour en faire le thème de son incontournable rendez-vous annuel. Les philosophes Platon et Aristote, ses grands spécialistes, n’étant pas disponibles pour incarner le sujet, nous avons choisi le meilleur connaisseur de la chose en France : l’académicien, écrivain et critique littéraire Antoine Compagnon, auteur d’un récit superbe 1966, année mirifique, et d’Un hiver avec Matisse à paraître. Et, en guise de préambule, nous vous proposons, pour réfléchir et entamer la discussion, une célèbre phrase du musicien Gustav Mahler : « La tradition, ce n’est pas le culte des cendres mais la préservation du feu ».

Bon Festival!

Franz-Olivier Giesbert

 

Ecrivain-journaliste, Franz-Olivier Giesbert débute sa carrière à Paris-Normandie en 1971. Successivement directeur de la rédaction au Nouvel Observateur, au Figaro et au Point (jusqu’en mars 2014). Il reste éditorialiste et conseiller de la rédaction de ce magazine. Puis directeur éditorial de La Provence (de 2017 à 2021).

Il a publié plusieurs romans et obtenu le Grand prix du roman de l’Académie pour L’Affreux (1992 – Grasset), le Prix Interallié (1995) pour La Souille (Grasset), etc et des biographies : François Mitterrand ou la tentation de l’hitoire (Prix Aujourd’hui 1977),  Jacques Chirac, une vie…

Il est membre notamment du jury du Prix Renaudot, du Prix Aujourd’hui, du Prix du Quai des Orfèvres, du Prix Nice Baie des Anges…

Derniers ouvrages parus : Voyage dans la France d’avant (Gallimard) et La France est-elle un pays communiste ? (Plon)

Photo © F. Mantovani/Gallimard