FRANZ-OLIVIER GIESBERT, DIRECTEUR ARTISTIQUE

SOUS LE SIGNE DE LA FRANCE

Nous avons souvent célébré ici le pacte séculaire entre la littérature et la ville de Nice, grâce auquel la cité-reine de la Côte d’Azur qui vient d’entrer dans le Patrimoine mondial de l’Unesco, devient chaque année, l’espace d’un week-end, la capitale européenne de la culture : dans la cité qu’ont tant aimée Nietzsche, Gary ou Matisse et qui les a aidés à s’accomplir, notre Festival du Livre est devenu une institution incontournable.
La moindre des raisons de son succès n’est pas cet esprit de Nice qui, depuis plus d’une décennie, souffle sur la ville dont Christian Estrosi est maire, ce mélange d’ouverture, d’exigence et de tolérance, qui fait que nous accueillons cette année comme les précédentes des personnalités aussi différentes qu’éminentes : ainsi Jean-Marie Le Clézio, prix Nobel de littérature, né ici, local de l’étape, ou Michel Onfray, notre grand philosophe national qui, comme son maître Nietzsche, aime philosopher au marteau.
Ce sont là deux des belles attractions culturelles d’un Festival qui en comptera beaucoup d’autres et qui est placé cette année sous la présidence de l’historien Jacques Julliard. Nul n’était mieux placé que ce grand intellectuel, incarnation de l’excellence française, pour évoquer notre thème qui, avant la présidentielle, est d’actualité comme jamais : « Une certaine idée de la France », expression gaullienne s’il en fut.

Franz-Olivier Giesbert

Photo © Francesca Mantovani/Gallimard