LES HUIT ROMANS EN LICE POUR LE PRIX NICE BAIE DES ANGES 2020

Huit romans ont été sélectionnés par les membres du jury présidé par Franz-Olivier Giesbert pour le 25ème prix Nice Baie des Anges. Parrainé et doté par la Ville de Nice, ce prix littéraire récompense un roman paru dans les douze mois précédant le Festival du Livre de Nice. A l’issue des délibérations qui réunissent un jury professionnel et un jury populaire, le lauréat sera annoncé mi-mai 2020.

La sélection :

Nos rendez-vous, Eliette ABECASSIS (Grasset)
Tu seras un homme, mon fils, Pierre ASSOULINE, de l’académie Goncourt (Gallimard)
Les oiseaux rares, Hugo PAVIOT (Seuil) 
Big Bang, Irène JACOB (Albin Michel) 
Le réveil des sorcières, Stéphanie JANICOT (Albin Michel) 
L’histoire de Sam ou l’avenir d’une émotion, Jean-Marc PARISIS (Flammarion) 
Papa, Régis JAUFFRET (Seuil)
La soustraction des possibles, Joseph INCARDONA (Finitude)

Le jury : Présidé par Franz-Olivier Giesbert, le jury réunit les écrivains, Paule Constant, de l’académie Goncourt, Irène FrainAurélie de GubernatisDidier van CauwelaertLaurent SeksikJean-Lug Gagliolo, Conseiller municipal à la Ville de Nice, délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre, et à la langue niçoise et Nicolas Galup. Un jury de dix lecteurs, amoureux des livres et des mots, est également associé aux délibérations. Le lauréat sera annoncé mi-mai 2020.

Le Prix Nice Baie des Anges sera décerné le vendredi 29 mai par le Maire de Nice, en ouverture de la 25e édition du Festival du Livre de Nice (29, 30 & 31 mai 2020).

Depuis sa création en 1996, ce prix littéraire a couronné les romanciers : Patrick Renaudot, Raoul Mille, Franz-Olivier Giesbert, Gérard de Cortanze, Claude Imbert, Jean-Noël Pancrazi, Paula Jacques, Vénus Khoury-Ghata, Richard Millet, Eric Fottorino, Jean-Paul Enthoven, Didier van Cauwelaert, Saphia Azzeddine et René Frégni, Daniel Cordier, Laurent Seksik, Aurélie Hustin de Gubernatis, Romain Slocombe, Valérie Tong Cuong, Sylvain Tesson, Jérôme Garcin, Akli Tadjer, Barbara Israël, Jean Siccardi, Daniel Picouly.

LES HUIT LIVRES « COUP DE CŒUR » DES MEMBRES DU JURY

Franz-Olivier Giesbert, président du jury a sélectionné Nos rendez-vous, de Eliette ABECASSIS (Grasset)

Je suis tombé par hasard sur ce roman et je n’ai pas pu le lâcher. Léger en apparence, il est en fait très profond. Pourquoi est-on passé, un jour à côté du grand amour ? Un retard peut suffire, parfois, pour qu’il meurt avant même de commencer. Eliette Abécassis nous raconte des rendez-vous manqués (ou réussis) sur une trentaine d’années. Il est difficile de ne pas se retrouver dans ce livre émouvant et puissant.

Franz-Olivier GIESBERT

Ce roman d’une passion d’amour contrariée est aussi le roman d’une époque. Amélie et Vincent se rencontrent, jeunes, à la Sorbonne à la fin des années 80. Chacun ressent un coup de foudre sans oser l’avouer à l’autre : aucun des deux ne se sent « à la hauteur », aucun ne fait le premier pas, aucun n’a la maturité de saisir son bonheur… Ils se donnent rendez-vous, la jeune femme est en retard : A quelques minutes près, ce jour-là, ce n’est pas un simple rendez-vous qu’elle rate, c’est sa vie. Puis la vie prend le dessus, les emporte malgré eux vers des destins qu’ils ne maîtrisent plus, leur fait prendre des bifurcations comme on emprunte des portes, puis des couloirs, de dix ans, de vingt ans, de trente ans… On suit en parallèle la trajectoire intime et professionnelle d’Amélie et de Vincent, et chaque fois que les hasards de l’existence les remettent en présence, ce n’est pas « le bon moment ». « Trente ans que nous nous connaissons… Des mariages, des divorces, des deuils, des enfants, des centaines de voyages, parfois au bout du monde, des succès, des échecs, des espérances déçues, des rêves d’enfance perdus, des enfances déchues…Trente ans de rêves et de désir»

Écrivain, scénariste, parolière, Eliette Abecassis est l’auteur de plus de vingt ouvrages dont on peut rappeler notamment Qumran (200.000 ex en France seulement), La répudiée (100.000 ex), Un heureux événement (150.000 ex), Sépharade. Dernier roman paru : Le maître du Talmud (Albin Michel, 2018). Nos rendez-vous est son premier roman publié chez Grasset.

Paule Constant, de l’académie Goncourt, a sélectionné Tu seras un homme, mon fils, de Pierre ASSOULINE, de l’académie Goncourt (Gallimard)

On croyait tout savoir sur le grand Kipling qui a été le mentor de notre enfance et sur son inoubliable poème SI qui nous a habité et servi de route morale. Biographe et romancier, Pierre Assouline rebat les cartes et nous dévoile que le meilleur peut reposer sur le pire avec la rigueur du biographe et la finesse du romancier.

Paule CONSTANT, de l’académie Goncourt

C’est l’histoire d’un poème…
À la veille de la Première Guerre mondiale, Louis Lambert, jeune professeur de Lettres dans un lycée parisien, rencontre par hasard dans le sud de la France son auteur favori : Rudyard Kipling, le romancier adulé du Livre de la Jungle et du fameux « If… » que les Français connaîtront bientôt sous le titre « Tu seras un homme, mon fils ». Louis Lambert, qui rêve depuis des années d’en donner lui-même la traduction idéale, tente d’obtenir l’autorisation de l’écrivain. Une amitié inattendue va naître entre les deux hommes, que la disparition de John, le fils de Kipling, disparu dans les tranchées, va brutalement modifier.
Jusqu’où un père est-il responsable du destin de son fils ? Un poème peut-il être la clé de toute une vie ? Pierre Assouline nous plonge dans la vie intime de Kipling pour faire la lumière sur un drame qui changea à jamais le cours de l’existence d’un des auteurs les plus lus au monde.

Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il a publié de nombreuses biographies sur des figures aussi passionnantes et diverses que Simenon, Camondo ou Cartier-Bresson. Il est l’auteur de onze romans parmi lesquels Lutetia, Sigmaringen et dernièrement Retour à Séfarad.

Irène Frain a sélectionné Les oiseaux rares, de Hugo PAVIOT (Seuil)

Ce roman est la chronique des invisibles. D’un côté, des migrants hantés par un passé d’oppression et de violence. De l’autre, leur double inversé : des Français eux-mêmes anonymes qui tentent de leur offrir un avenir sur le sol français. Les voici face à face dans le microcosme d’une école.

Irène FRAIN

Un beau roman choral écrit d’une plume alerte et sobre. Mille fois mieux qu’une savante étude sociologique, il met à nu les enjeux et les impuissances du monde où nous vivons. Mais aussi l’attrait irrépressible de la liberté et un rêve qui finit par s’incarner : maintenir soudée, quoi qu’il arrive, la tribu des humains. À Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première littéraire au microlycée, un établissement d’enseignement alternatif pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où, lors d’un atelier mémoire, elle fait la connaissance d’Emile, dit Zapata, vieux séducteur révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, la stigmatise et ne lui offre pas d’avenir. Zapata cherche un sens à cette vie qui s’achève. Avec la complicité d’Hélène, la prof préférée de Sihem, et de Rose, directrice de la résidence, ils vont entreprendre un voyage en Algérie qui sera le premier pour la jeune femme, le dernier pour son ami. Là, ils rencontrent Achir, jeune Algérien désabusé, qui rêve d’une vie meilleure sur l’autre rive de la Méditerranée. La mort inéluctable, mais aussi des sentiments profonds, unissent ces personnages, par-delà leurs différences, dans une bravade commune : ne pas trahir ses rêves pour, le moment venu, aboutir sa vie plutôt que la finir.

Hugo Paviot est né en 1972. Dramaturge et metteur en scène, il est l’auteur d’une dizaine de pièces, pour lesquelles il reçoit plusieurs prix littéraires. Il anime de nombreux projets culturels en direction de publics en difficulté, en prison, ainsi qu’en milieu scolaire. Il intervient notamment depuis 2011 au microlycée de Vitry-sur-Seine, établissement d’enseignement alternatif pour élèves décrocheurs. Il est nommé en 2019 chevalier de l’ordre des Palmes académiques.

Aurélie de Gubernatis a sélectionné Big Bang, de Irène Jacob (Albin Michel)

Ce livre, touchant, nous parle de l’invisible, du mystère de la vie et de la mort.
Irène Jacob, merveilleuse comédienne, nous livre ici son premier roman et évoque une époque de sa vie où elle vient de perdre son père tant aimé, Maurice Jacob, grand chercheur en physique quantique, celui qui lui racontait des histoires d’univers infiniment grand et de particules infiniment petites. C’est la période aussi où elle s’apprête à accueillir une nouvelle vie, elle est enceinte. Ces deux évènements apportent autant de bouleversements que d’émotions contradictoires, et c’est avec beaucoup de sensibilité et de poésie, en mêlant souvenirs et rêves, qu’elle nous ouvre les portes de son univers à elle, bienveillant et généreux.

Aurélie de GUBERNATIS

L’auteur vit le bouleversement du décès de son père – le physicien Maurice Jacob – en même temps que l’annonce de sa grossesse. Elle s’adresse à deux présences invisibles: son père qui est parti, un enfant qu’elle attend. Elle se souvient de ses discussions, enfant, sur le Big Bang, l’infini, le mystère… elle interroge celui des êtres qui l’entourent aussi, de nos forces faibles, de nos trous noirs, de l’amour des bras qui nous portent. Un roman bouleversant qui devient, de page en page, une déclaration d’amour à la vie

Prix d’interprétation à Cannes pour sa performance dans La double vie de Véronique, de Krzysztof Kieslowski, Irène Jacob a acquis une reconnaissance internationale avec le film Trois couleurs – Rouge. Elle a tourné avec des réalisateurs comme Louis Malle, Michelangelo Antonioni, Paul Auster… On l’a vue récemment dans les séries The Affair et The OA, au théâtre dans des mises en scène de Katie Mitchell, Roland Auzet et, en ce moment, de Thomas Ostermeier.

Didier van Cauwelaert a sélectionné Le réveil des sorcières, de Stéphanie JANICOT (Albin Michel)

« Ai-je provoqué la mort de ma meilleure amie en la tuant dans un roman? ». C’est l’angoissante question que se pose la narratrice du Réveil des sorcières, lorsque Diane, guérisseuse bretonne, décède brutalement au volant de sa voiture. Le sentiment de culpabilité qu’elle développe l’amène à se rapprocher de Soann, la fille de la disparue, une adolescente d’aujourd’hui dépassée par les pouvoirs psychiques dont elle semble avoir hérité. Un roman sensible et puissant où l’imaginaire et la médiumnité se conjuguent pour le meilleur et pour le pire.

Didier van CAUWELAERT

Et si en commençant son nouveau roman sur la magie noire par un accident de voiture fatal, la narratrice avait provoqué la mort de son amie Diane, guérisseuse et médium ? Dans la forêt de Brocéliande où elles se retrouvaient l’été, les légendes celtes et la pratique de la sorcellerie sont toujours prégnantes. Le mystère grandit autour de Diane, sa tragique disparition et ses pouvoirs exceptionnels dont semble avoir hérité sa fille cadette, Soann, une adolescente sombre et troublante, hantée par le deuil et la certitude que sa mère a été assassinée.
Habité par les mystères de la terre bretonne, Le Réveil des sorcières est sans doute l’un des romans les plus personnels et envoûtants de Stéphanie Janicot. L’auteur y interroge, à travers le personnage singulier d’une adolescente, les liens obscurs de la transmission et les limites entre la vie et la mort.

Stéphanie Janicot est née à Rennes en 1967. Après avoir été rédactrice en chef du magazine Muze, elle est journaliste littéraire à La Croix et Notre temps. Elle est autrice d’une dizaine de romans chez Albin Michel dont Dans la tête de Shéhérazade et La mémoire du monde (Prix Renaudot poche).

Laurent Seksik a sélectionné L’histoire de Sam ou l’avenir d’une émotion, de Jean-Marc PARISIS (Flammarion)

L’histoire de Sam est un conte moderne et un roman classique qui nous plonge dans les méandres lumineux et les affres tourmentés des amours adolescentes. Le roman nous offre des parfums de l’enfance, l’arrière-goût amer des premiers émois amoureux, l’apprentissage de l’échec, de la solitude, de l’éloignement et de l’absence. Roman d’apprentissage d’un étonnant voyage où se forgent une éducation sentimentale et l’amour des livres, où se confondent quête de l’amour perdu et du temps passé. Jean-Marc Parisis a écrit un livre simple comme l’on dit d’un cœur qu’il est simple, à la forme et au format d’une nouvelle et à la virtuosité subtile d’un grand roman.

Laurent SEKSIK

Dans une petite ville de France des années 1990, la veille de partir en vacances, Sam, 14 ans, rencontre une jeune Galloise. C’est l’émerveillement, le serment. Avant la séparation, déchirante, et le silence, mystérieux.
Des années plus tard, à la faveur de divers signes, la pensée de Deirdre revient hanter Sam, devenu pilote de ligne. « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir », a écrit René Char. Sam ira au bout d’un étonnant voyage.
Dans ce roman virtuose aux allures de conte moderne, Jean Marc Parisis joue jusqu’au vertige avec le temps, les visages, les lieux, les distances.

Jean-Marc Parisis a notamment publié Avant, pendant, après (Stock, 2007, prix Roger-Nimier), Les Aimants (Stock, 2009), Les Inoubliables (Flammarion, 2014), Un problème avec la beauté. Delon dans les yeux (Fayard, 2018, élu parmi les 25 meilleurs livres de l’année par Le Point).

Jean-Luc Gagliolo a sélectionné Papa, de Régis JAUFFRET (Seuil)

Papa, c’est l’histoire (autobiographique ?) d’un fils à la recherche d’un père absent, brutalement apparu menotté entre deux gestapistes dans un documentaire sur la police de Vichy. Un père insaisissable : « Ce n’était pas un papa, c’était de la dentelle de papa avec des fils, avec de l’absence tout autour.»

Jean-Luc GAGLIOLO

Le 19 septembre 2018, Régis Jauffret aperçoit sur un documentaire une archive montrant son père arrêté par la Gestapo devant la maison de son enfance. Or, cet homme n’avait jamais évoqué cet événement et – autant qu’on puisse le savoir si longtemps plus tard – cet événement n’était connu de personne, pas même de son épouse qu’il a rencontrée après guerre. En outre, de notoriété familiale il n’avait été ni résistant ni collabo. En essayant de trouver l’origine de cette archive l’auteur raconte cet homme nommé Alfred – décédé en 1987 – affecté de surdité et de bipolarité, d’autant plus isolé du monde qu’il a passé une grande partie de sa vie sous traitement neuroleptique. L’auteur évoque la frustration de n’avoir pas eu un père présent au monde et à lui-même. Mais grâce à ce livre il veut sublimer cette enfance au cours de laquelle il fut toujours absolument aimé par ses deux parents. Un itinéraire qui part de la grisaille de 1943 pour déboucher plus de soixante-quinze années plus tard, sur la lumière.

Né en 1955, Régis Jauffret est l’auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Univers, univers (prix Décembre 2003), Asiles de fous (prix Femina 2005), Microfictions (prix France Culture/Télérama 2007), Sévère (2010), Claustria (2012), La Ballade de Rikers Island (2014), Cannibales (2016) et Microfictions 2018 (prix Goncourt de la nouvelle).

Nicolas Galup  a sélectionné La soustraction des possibles, de Joseph INCARDONA (Finitude)

Nous sommes en suisse, fin des années 80. Le pays est l’eldorado des mallettes de billets et de la finance carnassière. Aldo, prof de tennis et gigolo rencontre Svetlana, une jeune financière. Ensemble, ils vont monter le coup qui va leur permettre de se mettre à l’abri et de prendre leur revanche. Avec La soustraction des possibles, Joseph Incardona mêle à merveille le roman noir, le thriller haletant et le roman d’amour… Pour en faire une charge en bonne et due forme contre l’argent roi.»

Nicolas GALUP

La fin des années 80, période bénie des winners. Le capitalisme et ses champions, les Golden Boys de la finance internationale, ont gagné : le bloc de l’Est explose, les flux d’argent sont mondialisés. Tout devient marchandise, les corps, les femmes, le pouvoir, le bonheur même. On invente un monde nouveau, à base d’algorithmes et d’OGM. Mais quand on fait miroiter aux petits l’accès à la cour des grands, ça reste un leurre.
À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s’aiment et ils veulent plus. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu’ils préparent minutieusement le coup qui devrait changer leur vie, ils n’imaginent pas être les marionnettes de plus gros, plus malins, plus féroces qu’eux. On ne joue pas impunément avec l’argent des puissants. Et pour les requins de la finance, l’amour n’est pas une valeur refuge. Aldo et Svetlana n’ont aucune chance.
Avec un suspens parfaitement contrôlé, une construction ambitieuse et une écriture efficace, Joseph Incardona analyse causes et conséquences de la recherche du pouvoir par l’argent. De la Suisse au Mexique, en passant par la Corse, il brosse une fresque ambitieuse, une véritable comédie humaine aux personnages marqués par l’espoir, l’avidité et l’insatisfaction. Un grand livre.

Joseph Incardona a 50 ans, il est Suisse d’origine italienne, auteur d’une douzaine de romans, scénariste de BD et de films, dramaturge et réalisateur (un long métrage en 2013 et plusieurs courts métrages). Ses derniers livres, Derrière les panneaux, il y a des hommes (Finitude 2015), Grand Prix de littérature policière, et Chaleur (Finitude 2017), Prix du polar romand, ont connu un beau succès, tant critique que public.

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