Huit romans en lice pour le 23ème Prix “Nice Baie des Anges”

Huit romans ont été sélectionnés par les membres du jury présidé par Franz-Olivier Giesbert pour le 23ème prix Nice Baie des Anges. Parrainé et doté par la capitale de la Côte d’Azur, ce prix littéraire récompense un roman paru dans les douze mois précédant le Festival du Livre. A l’issue des délibérations qui réunissent jury professionnel et un jury populaire, le lauréat sera annoncé le lundi 14 mai 2018.

 La sélection :
 La belle n’a pas sommeil, Éric HOLDER (Seuil) 
– Fief, David LOPEZ (Seuil) 
– Guernica 1937, Alain VIRCONDELET (Flammarion) 
 Magda, Mazarine PINGEOT (Juilliard) 
– Bakhita, Véronique OLMI (Albin Michel) 
 L’auberge du Gué, Jean SICCARDI (Calmann-Lévy) 
 Chanson de la ville silencieuse, Olivier ADAM (Flammarion)
– Falaise des fous, Patrick GRAINVILLE (Seuil)

Le jury : Présidé par Franz-Olivier Giesbert, le jury réunit les écrivains, Paule Constant, de l’Académie Goncourt, Irène FrainAurélie de GubernatisDidier van CauwelaertLaurent SeksikJean-Lug Gag, Conseiller municipal à la Ville de Nice, délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre, et à la langue niçoise et Nicolas Galup, rédacteur en chef à Azur TV. Un jury de dix lecteurs, amoureux des livres et des mots, est également associé aux délibérations. Le lauréat sera annoncé le lundi 14 mai 2018.

Le Prix Nice Baie des Anges sera décerné le vendredi 1er juin par M. Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, en ouverture de la 23e édition du Festival du Livre de Nice (1, 2 et 3 juin 2018).

Depuis sa création en 1996, ce prix littéraire a couronné les romanciers : Patrick Renaudot, Raoul Mille, Franz-Olivier Giesbert, Gérard de Cortanze, Claude Imbert, Jean-Noël Pancrazi, Paula Jacques, Vénus Khoury-Ghata, Richard Millet, Eric Fottorino, Jean-Paul Enthoven, Didier van Cauwelaert, Saphia Azzeddine / René Frégni, Daniel Cordier, Laurent Seksik, Aurélie Hustin de Gubernatis, Romain Slocombe, Valérie Tong Cuong, Sylvain Tesson, Jérôme Garcin, Akli Tadjer, Barbara Israël.

LES HUIT LIVRES « COUP DE CŒUR » DES MEMBRES DU JURY

Franz-Olivier Giesbert, président du jury a sélectionné Magda de Mazarine PINGEOT (Juillard)

Comment réagit-on lorsqu’on apprend par la télévision que sa propre fille est accusée de tentative de meurtre en relation avec une entreprise terroriste ? Magda, belle femme de 60 ans habituée à vivre à l’abri des regards, voit soudain son intimité fouillée, disséquée par des enquêteurs suspicieux et des journalistes avides de sensationnalisme.

Paule Constant, de l’académie Goncourt, a sélectionné Guernica 1937, de Alain VIRCONDELET (Flammarion)

Sur le grand échiquier des amours de Picasso, Dora Maar est celle qu’il aura peut-être le plus aimée. Très vite cependant, il ne put supporter de se savoir prisonnier de « l’Adorée Dora ». La création de Guernica lui donna les moyens d’échapper au sortilège. Conçue sous les yeux de Dora à la mémoire de tous les massacres perpétrés dans le monde, la toile devint aussi le lieu de la mise à mort de leur passion.

Irène Frain  a sélectionné La belle n’a pas sommeil, de Eric Holder (Seuil)

Dans une grange au milieu de la végétation épaisse du Médoc, Antoine a installé sa bouquinerie. L’endroit est quasi introuvable, et, sans l’intervention d’une mystérieuse madame Wong, le libraire crèverait de faim. Antoine paraît heureux dans sa tanière. C’est alors que déboule la blonde Lorraine, une conteuse professionnelle qui tourne de ville en ville. Antoine est vieux, aime se coucher à heure fixe : la belle n’a pas sommeil.

 

Laurent Seksik a sélectionné Chanson de la ville silencieuse, de Olivier ADAM (Flammarion)

L’héroïne est la fille d’un chanteur. Dans ce roman musical, l’auteur raconte une enfance passée dans l’ombre d’un homme célèbre et sonde le secret d’une relation particulière, celle d’une fille à son père

Aurélie de Gubernatis,  a sélectionné Bakhita, de Véronique OLMI (Albin Michel)

Elle a été enlevée à 7 ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

 

 

Jean-Luc Gag,  a sélectionné Falaise des fous, de Patrick GRAINVILLE (Seuil)

1868-1927, de l’invention de l’impressionnisme à la traversée de l’Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Il s’est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie. Sous son regard, un homme peint : c’est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c’est un choc. La naissance d’un art et d’une époque se joue là, et, dès lors, il n’aura de cesse d’en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes.

Didier van Cauwelaert,  a sélectionné L’auberge du Gué, de Jean SICCARDI (Calmann-Lévy)

En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est abandonné par son père à un couple de paysans aisés en mal d’enfant. Bientôt officiellement adopté, le garçon prend le nom de ses nouveaux parents et se fait prénommer Noël. Malheureusement, la guerre éclate et Noël est appelé sous les drapeaux. Mais comment courir au massacre lorsque l’on a appris à aimer passionnément la vie et à haïr la violence ? Le salut du jeune soldat viendra d’un nouveau et incroyable changement d’identité…

 

Nicolas Galup,  a sélectionné Fief, de David LOPEZ (Seuil)

Quelque part entre la banlieue et la campagne, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres. Dans cet univers à cheval entre deux mondes, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès. Ce qui est en jeu, c’est la montée progressive d’une poésie de l’existence dans un monde sans horizon. Au fil de ce roman écrit au cordeau, une gravité se dégage, une beauté qu’on extirpe du tragique ordinaire, à travers une voix neuve, celle de son auteur.

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