Franz-Olivier Giesbert, directeur artistique

GLOIRE À LE CLEZIO, L’ENFANT DE NICE

Chaque année, à la même période, Nice devient, avec son Festival du Livre, la capitale littéraire et culturelle de la France, voire de l’Europe. Si c’est devenu un évènement si important, c’est sans doute parce que Nice incarne, comme peu de villes, la culture européenne. Qu’on se le dise : ont arpenté les rues de Nice d’immenses auteurs comme Frédéric Nietzsche, Romain Gary, Apollinaire, Gaston Leroux (« Rouletabille ») et le souffle de la ville court souvent dans leurs meilleures pages. Parce qu’il me faudrait plusieurs volumes pour le faire, je ne vous donnerai donc pas la liste complète des nombreux écrivains qui, tel Patrick Besson, ont eu quelque chose à voir avec Nice ou de ceux qui, comme Didier Van Cauwelaert ou Joann Sfar, y sont nés. Nice a même reçu le prix Nobel de littérature en 2008 en la personne de J.M.G. Le Clézio, l’enfant de la ville, par ailleurs grand écrivain national et universel. De nationalité française et mauricienne, il se présente volontiers comme un écrivain de la langue française. Mais c’est aussi un citoyen du monde qui parle à la terre entière à travers tant de chefs d’œuvre : « Le Procès-Verbal », « Désert » « L’extase matérielle », « Alma » ou son dernier livre, « Bitna sous le ciel de Séoul. » Cette année, J.M.G. Le Clézio nous a fait un beau cadeau : il sera le vendredi 1 juin, à 15h30, à l’Opéra de Nice, pour répondre à mes questions.

Franz-Olivier Giesbert

Photo © C. Helie

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