Franz-Olivier Giesbert, directeur artistique

Après Paris, Nice est sans doute la ville de France la plus souvent citée quand on parle de culture. Que vous évoquiez Romain Gary, Frédéric Nietzsche, Jean-Marie Le Clézio ou Henri Matisse, il est très difficile de ne pas mentionner Nice à un moment donné. Sans parler de la peintre Charlotte Salomon que David Foenkinos nous a fait redécouvrir dans un livre somptueux. Tous les chemins de la culture mènent à Nice. La ville inspire les plumes et ce n’est pas un hasard si tant de romans s’y déroulent. Il y a là un climat particulier que l’on retrouve chaque année, en juin, au Festival du Livre. Une mer qui est souvent de lait, une douceur de l’air, des odeurs de socca et de tomates séchées auxquelles se mêlent les parfums de la végétation luxuriante de la « coulée verte » qui descend du Mamac à la mer. Sur le plan culturel aussi, Nice est une sorte d’exception française. Contrairement à ce qui peut se passer dans certaines villes, le Festival du Livre n’y est pas considéré comme un appendice idéologique ou municipal. Il appartient à tous. Une suggestion pour tous les Torquemada de poche qui pullulent à Paris  : qu’ils viennent faire un tour à Nice ; ils y apprendraient la tolérance et vérifieraient qu’il est encore possible de débattre en France, sans haine, dans le respect mutuel. Bon Festival !

Franz-Olivier Giesbert

 

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